L’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire (OVEO)

J’oeuvre au sein  de l’OVEO depuis fin 2015, à titre bénévole. J’ai coordonné le plaidoyer en France jusqu’au vote de la loi du 10 juillet 2019 qui a inséré dans le Code Civil (art. 371-1) l’interdiction des punitions corporelles et des violences psychologiques dans l’éducation des enfants.

L’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) est une association loi 1901 cofondée en 2005 par Olivier Maurel, Professeur de lettres agrégé, retraité et chercheur indépendant, – en s’inspirant de l’Observatoire des prisons et des travaux d’Alice Miller – et par Catherine Dumonteil Kremer dont l’idée à germé à partir de la liste « parents-conscients ».

L’OVEO a pour objet de favoriser, développer et promouvoir le plus largement possible l’information de l’opinion publique et des responsables politiques sur la pratique et les conséquences de la violence éducative ordinaire, c’est-à-dire les diverses formes de violence utilisées quotidiennement dans les familles, les écoles, les institutions et dans toute la société pour éduquer les enfants, et qui ne sont pas considérées comme de la maltraitance par la société. Entrent par exemple dans cette catégorie en France les gifles, fessées et autres punitions corporelles, mais également les humiliations verbales ou psychologiques.

L’OVEO souhaite ainsi

  Contribuer à la prise de conscience de l’importance quantitative et de l’intensité de la violence éducative ordinaire en France et partout dans le monde.
  Aider les parents, enseignants, professionnels de l’enfance et le public en général à prendre conscience des dangers de cette violence et de ses effets sur l’ensemble de la société.
  Exerce un rôle de plaidoyer auprès des responsables politiques et des institutions pour l’interdiction de cette violence qui a abouti au vote de la loi du 10 juillet 2019, et pour la promotion de cette interdiction, engagements initiés par la signature et la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant, et notamment son article 19 qui les oblige à protéger les enfants contre toute forme de violence.
  Contribuer, par son rôle d’information, au développement d’une nouvelle vision de
l’enfance et de nouvelles conceptions sur l’éducation, dans les familles et dans la société en général.